Temps nuageux, l’informatique « in the cloud »

Le cloud computing se traduit en français par informatique dans le nuage ou encore infonuagique (oups !)
Que recouvre ces termes barbares ? Tout sur les « cumulus numériques » ci-dessous.

Pour mieux comprendre, voici tout d’abord un bref historique de l’histoire de l’informatique.
Au commencement il y avait le mainframe, sorte de gros ordinateur qui concentrait tous les traitements informatiques. On y connectait plusieurs terminaux, avec un affichage vert fluo sur fond noir du plus bel effet.


Puis le Personal Computer (PC) est apparu. Il avait presque l’intelligence des gros ordinateurs et il a démocratisé l’accès à l’informatique. Ah ce bon vieux TO7 !
Avec l’invention des réseaux, une révolution s’est faite. Nous sommes retournés aux gros ordinateurs, les serveurs. Mais ils sont maintenant accompagnés de petits ordinateurs, les clients. Beaucoup d’applications fonctionnent aujourd’hui dans ce mode. Le serveur concentre la puissance de calcul, les clients servant d’interfaces, un peu plus élaborées que les terminaux d’antan.

Depuis internet et l’extension du réseau au monde entier, la donne a changée.

Du réseau local au réseau mondial

Les systèmes clients-serveur fonctionnent sur des réseaux privés. Ces réseaux sont le plus souvent locaux (à l’échelle d’une ville) mais parfois internationaux. Ils s’appuient alors sur les infrastructures construites par les opérateurs.

Les applications accessibles via internet, elles, sont bien sur des serveurs, mais les données voyagent sur des réseaux partagés. Ce sont les mêmes tuyaux physiques mais les canaux utilisés ne sont plus privés. La sécurité est renforcée pour préserver la confidentialité des informations.
Les serveurs abritant ces applications sont logés dans des centres de données (data center), bâtiments sécurisés, surveillés, et rafraichis en permanence pour éviter la surchauffe des neurones numériques.

Les entreprises stockent (ou louent) des serveurs dans ces locaux  pour bénéficier du support des hébergeurs.
Cela leur coûte moins cher que d’entretenir une salle blanche avec tout le matériel et le personnel nécessaire.

Les éditeurs de logiciels à abonnement fonctionnent sur ce modèle. On leur paie une redevance mensuelle pour accéder au logiciel. En anglais, c’est le Saas, system as a service.

 

 

 

Données et applications dans le cloud

Avec le cloud, il n’est même plus possible de savoir où sont stockés les applications et les données.
La technique de virtualisation des serveurs permet de créer un ou plusieurs serveurs virtuels sur un ou plusieurs serveurs physiques.  Cela apporte beaucoup de souplesse. Si un serveur physique tombe en panne, un autre prend le relais. Si le serveur a besoin de plus de ressources, de la mémoire, de l’espace disque ou de la puissance de calcul supplémentaire lui sont alloués.

L’informatique se retrouve alors dans la nébuleuse de l’internet. C’est-à-dire dans un endroit indéterminé !

Du coup les directions informatiques sont plutôt frileuses. Comment garantir la sécurité et la confidentialité dans un tel système ?

Un cloud français ?

L’offre de stockage en cloud aujourd’hui est essentiellement américaine. Amazon, Google proposent leur cloud, via des services comme Dropbox ou Google drive.
Avec un compte gratuit, ces sites hyperpratiques stockent vos fichiers et les rendent accessibles de partout, sur PC, Mac, tablette, smartphone.

Mais vos données tombent alors sous la loi du patriot act qui autorise l’état américain à accéder à toutes les données stockées par des entreprises américaines. Pas très rassurant pour les entreprises !

Des offres de type dropbox existent en France, comme Bajoo. Mais ces offres s’appuient sur les réseaux américains.
En France, nous attendons encore l’éclosion des 2 projets de cloud à la française : Cloudwatt de Orange et Thales et Numergy de SFR et Bull. Les offres pour les professionnels sont déjà commercialisées mais l’offre grand public n’est à ce jour pas en ligne.

A suivre donc …

Une réflexion au sujet de « Temps nuageux, l’informatique « in the cloud » »

  1. Il est également possible de se tourner vers des solutions alternatives afin de garder la main sur ses données.

    Il existe de nombreux projets développer par des informaticiens et disponibles gratuitement à condition de prendre le temps de mettre en place soit-même ce type de solution « nuageuse ».

    On peut citer par exemple Owncloud (https://fr.wikipedia.org/wiki/OwnCloud).

    Bien évidemment, Je reste conscient que ce n’est pas forcément accessible pour l’utilisateur qui désire simplement partager ses photos.
    Mais au moins avec ce type de solution, on sait qu’on garde la main sur nos données.

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